Citations : mondry

1892Douliot Henri : Journal du Voyage fait sur la Côte Ouest de Madagascar
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On trouve à Horompony deux espèces de soie, mais les habitants n'ont pas pu m'en montrer en place. Les cocons de ces deux bombyx, le mondré et le kohoké, ne ressemblent pas à ceux du bombyx du mûrier, et il faudrait une sélection longue et savante pour qu'il puissent rivaliser avec lui ; ceux du mondré sont isolés les uns des autres et sont directement fixés par l'une de leurs faces à l'écorce des arbres, présentant tous un orifice au point où le contact a lieu ; ceux du kohoké sont en colonies, et une vingtaine et plus sont enveloppés dans un tissu commun auquel toutes les chenilles ont concouru avant de s'enfermer séparément dans leur case de soie. Ces deux espèces de soie ne font et ne peuvent faire l'objet d'aucune culture ; les habitants recueillent les cocons sur les arbres, les font bouillir pour décoller les fils et les étirent, ou plutôt les cardent, car on ne peut les dévider. Le fil qu'on obtient est grossier, mais solide ; il sert, avec le coton, à fabriquer des lambas inusables, qui sont bien supérieurs à toutes les étoffes que nous importons, mais bien plus coûteux.